LÉTOURNEAU, Lorenzo, 2006, 644 p.
En coédition avec Qualigram.
Édité par François Gauthier, trad. a.
Préface de Robert Dubuc.
Broché, 15 x 23 cm,
ISBN 978-2-920342-50-7, 35,95 $
François Gauthier a lu les aventures de son grand-oncle pour la première fois en 1958, à l’époque où sa mère les retapait, à partir d’une copie de 1933, sur sa Underwood portative posée sur la table de cuisine. Bien des années plus tard, il retrouve l’original de ce document fascinant et le retranscrit dans son intégralité afin qu’il soit enfin porté à la connaissance du public, après avoir été caché, mais aussi protégé, pendant plus d’un siècle.
Le journal de Lorenzo Létourneau, chercheur d’or au Yukon de 1898 à 1902 est unique. Il est le seul à avoir été écrit entièrement en français sur cette épopée. Et il se lit comme un roman. Cet agriculteur québécois de la fin du XIXe siècle nous entraîne dans une aventure inimaginable et nous fait rencontrer de nombreux compatriotes qui, comme lui, triment dur par des froids polaires dans l’espoir de s’enrichir et de revenir chez eux « cousus d’or ». Il parcourt à pied des centaines de kilomètres, parfois par – 50 oF, affronte le scorbut et la famine, mais il voit aussi beaucoup d’or, beaucoup plus sans doute que nous n’en verrons jamais.
Vous découvrirez avec plaisir tous ces héros francophones méconnus de la dernière odyssée du Far West qui, pendant la moitié d’une décennie, a mobilisé des dizaines de milliers de gens, dont plusieurs centaines de Québécois, que Lorenzo Létourneau a presque tous rencontrés et nommés dans son journal.
Outre la version intégrale du journal, cet ouvrage renferme 53 photos, dont plusieurs inédites, un glossaire de 481 termes et un index de 1211 entrées, où vous trouverez peut-être le nom d’un de vos ancêtres.
Lorenzo Létourneau ne s’étend pas sur ses états d’âme; son journal est concis et factuel, et en le lisant, on le suit au jour le jour en communiant au cœur simple d’un cultivateur qui nous raconte ses histoires dans des mots de tous les jours et avec un humour constant. La scène où un de ses compagnons se fait arracher une dent – la mauvaise! – par un dentiste amateur au fond d’une cabane en bois rond est proprement hilarante.
Ce récit [...] nous montre aussi un côté des Canadiens français qu’on a trop tendance à oublier : le côté aventurier et courageux, qui n’a pas froid aux yeux tout en gardant toute son humilité et sa simplicité, descendant direct des coureurs des bois du XVIIIe siècle et contemporain des défricheurs des XIXe et XXe siècles.
FRANÇOIS LAVALLÉE,
Guide de la bonne lecture
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