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Mer aux mille lieues hier noires et impudentes aujourd’hui platine d’un soleil fou de sa propre lumière tu fracasses d’austères rives avec la fureur de dieux saouls de puissance sous un ciel de vents et ténèbres raillant de stoïques murailles immenses d’âge et de silence
Dauphins en cortèges guillemots cormorans goélands captifs de tes offrandes ils ne cessent de crier leur existence aux humains arrimés à tes éternelles marées à ton sel liquide à tes plages galets et sables
Mer aux mille lieues outrancière d’espace gémissante de profondeurs tu disloques les jours et les nuits de caverneuses résonances charriant d’indomptables lames de mystères et de violents lambeaux d’énergie

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